Guide pratique de la Splitboard : conseils, matos + vidéo !

 

La splitboard rencontre de plus en plus de succès. Le matériel s’est amélioré et permet d’aller faire sa trace plus loin, là où la neige est encore vierge. Si vous aussi vous voulez débuter la rando en splitboard, je vous ai concocté un petit guide pratique avec une vidéo de 2 minutes, un point matos et des conseils pour débuter !

Allez, je parie que ça va vous donner envie de débuter vous aussi !

matos

→ BOARD ←

J’utilise une splitboard Roxy Banana Smoothie Split 155, qui est totalement géniale à la descente. Je l’ai prise plus courte que ce que je ride d’habitude hors piste (159) car je la voulais bien maniable pour les runs de couloirs et pas trop lourde. Et puis, je ne fais pas de splitboard quand il a neigé 50 cm de peuf ( je préfère rayer un maximum de pentes par gravité et réserver les sessions split pour plus tard) ! Je vous conseille donc vraiment de choisir votre splitboard un poil plus courte que votre board de freeride classique.

Pas mal de marques font des splitboards pour les filles désormais. Les  Jones, Gnu, Rome, Rossignol (lire le test ici) ou encore Burton marchent très bien.

Si vous ne pensez pas faire suffisamment de sorties pour rentabiliser une split, ou si vous voulez essayer avant d’investir, vous pouvez aussi en louer une dans de nombreux shops de stations.

Nathalie Colloud pour les Sportives (c)

→ FIXS ←

J’ai opté pour des fixations de splitboard Karakoram, qui sont super légères et très pratiques à installer, comme vous avez pu le voir dans la vidéo.

D’autres marques proposent des fixations de splitboard : Spark, Plum, Voilé… Les Spark sont ultra faciles à manipuler et surtout les pièces détachées (straps, crémaillères) sont signées Burton, donc faciles à remplacer (y compris en dernière minute car la plupart des shops de station ont de la pièce détachée Burton).

Si vous ne voulez pas investir tout de suite, vous pouvez aussi vous rabattre sur le kit Voilé, avec des plaques sur lesquelles vous installez vos fixations habituelles. C’est bien plus lourd et cela créé de la hauteur sous le pied, mais c’est une alternative à envisager pour les plus petits budgets.

→ PEAUX ←

Le mieux est d’acheter les peaux qui vont avec la board quand cela existe. Certaines marques, comme Jones, ont en effet des encoches à l’arrière de leurs boards, pour clipper aisément les peaux proposées par la marque.

Sinon, vous pouvez acheter des peaux basiques, qu’il faudra recouper sur mesure pour votre board (attention, opération délicate, faites ça minutieusement, en regardant par exemple un tuto). Elles ont une boucle à l’avant, qui viendra coiffer chacun des « skis ». Certaines n’ont rien du tout à l’arrière : pas de panique ! Dans ce cas, coupez les proprement, en arrondi (ou droit, en biseautant les coins).

Et sinon… Peaux à colle ou peaux auto-collantes (type gecko) ?

– Les peaux traditionnelles sont enduites de colle. Ce sont des valeurs sûres. Elles sont souvent composées de fibres mohair + synthétique pour associer longévité et glisse. Pas de panique, vous pourrez faire un nombre incalculable de sorties avant de devoir (peut être un jour) les ré-encoller.

Attention ! Ne les recollez surtout pas entre elles avant de les ranger dans le sac, collez les sur un plastique-filet spécial, cela prolongera leur durée de vie et vous évitera de vous y mettre à 10 pour les décoller !

– Les peaux nouvelle génération, dites auto-collantes, comme celles de la marque Gecko, sont hyper pratiques à mettre et à enlever. C’est le top si vous êtes une « randonneuse » occasionnelle ou si vous optez pour des itinéraires « montée unique »… On peut effectivement avoir une perte d’adhérence de ce type de peaux si on les enlève puis remet plusieurs fois dans la même journée. Mais sinon, c’est quand même super facile et pratique à utiliser !

→ Quelques conseils en plus : Quelque soient vos peaux, pensez toujours à bien les faire sécher en rentrant d’une sortie, à ne pas les stocker dans un endroit chaud. Séchez bien votre semelle de board avant de les coller dessus (avec votre manche, ou un chiffon). 

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→ AUTRES ACCESSOIRES 

Ne négligez surtout pas les couteaux (= crampons) : on en a souvent besoin, surtout en dévers.

Côté bâtons télescopiques, ceux que vous voyez ci dessus et dans la vidéo sont des Black Diamond 3 brins, parmi les plus petits et les plus légers du marché, je les rentre dans mon sac à dos pour la descente ! Attention, ce type de bâton est assez fragile, prenez en soin.

→ MATOS HORS PISTES ←

La splitboard se pratiquant hors pistes, vous devez bien entendu avoir tout le matos nécessaire : Dva (= Arva), Pelle, Sonde et éventuellement sac ABS.

Lisez mon article consacré au hors pistes et à la gestion du risque d’avalanche ICI.

Côté sac, pour une journée de splitboard, on emmène pas mal de matos (peaux, couteaux, bâtons, eau, pic nic, T-shirt thermique sec, trousse de survie (indispensable !- lire ICI) et bien sûr pelle-sonde) il faut donc de la place !!

J’ai opté pour un sac ABS Powder (mieux pour les petits gabarits que le Vario) et acheté une poche 15 Litres (pour les journées de freeride classiques) et une poche 26 litres (pour la splitboard). C’est un super compromis, je zippe chaque matin la poche dont j’ai besoin !

→ FOND DE SAC ←

Pour être sûre d’avoir toujours le bon accessoire pour faire une petite réparation, trouver une solution pour les peaux qui bottent, soigner un bobo ou simplement pour être toujours « confort », répartissez dans de petites trousses les indispensables du « fond de sac ». J’ai dédié un article complet à ce sujet ici :

Ce qu’il faut toujours avoir dans son sac + Check List Sortie Splitboard à télécharger

(c) Nathalie Colloud pour les Sportives

conseils

– Faites vos premières sorties splitboard avec un professionnel de la montagne: il saura choisir les itinéraires adaptés à votre niveau et aux conditions de neige. Il existe des mini stages de splitboard, de durée variable, par exemple à Avoriaz, dans l’école de snowboard Mint, créée par la rideuse Tammy Esten, ou à Val d’Isère, à l’UCPA (renseignements au 04.79.06.03.80).

– Commencez par de petites randos faciles d’abord, pour augmenter progressivement la difficulté. Un premier itinéraire long et exigeant risque de vous dégoûter de la splitboard. Choisissez des itinéraires avec un beau run de descente derrière : rien de tel pour vous motiver à recommencer !

– Familiarisez vous avec le montage/démontage de votre splitboard chez vous, tranquillement et au sec, pour ne pas galérer et perdre du temps une fois en montagne.

– Les conditions printanières sont plus faciles pour la montée, c’est moins fatiguant que de « brasser » dans de la poudreuse. Les mois de Mars ou d’Avril sont donc parfaits pour faire vos premières sorties de splitboard !


2 réflexions sur “Guide pratique de la Splitboard : conseils, matos + vidéo !

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