Panik à Baffin : 4 filles parties rider dans l’Arctique [ski-snow]

Pulkas, nourriture lyophylisée, banquise, tentes, couloirs, freeride, fous rire… Il y a un peu de tout ça dans l’expédition Panik à Baffin. 4 filles qui partent rider les couloirs de cette île gelée au bout du monde, en totale autonomie. 4 copines bien décidées à poser leurs traces dans le grand nord. En inuit, « Panik » signifie « fille ». D’où le jeu de mots du nom de l’expédition.

A l’origine de l’aventure, il y a Chloé, jeune monitrice à l’ESF de la Plagne, passionnée de voyages et de freeride. Qui un jour appelle sa copine de toujours, Mélanie : « Allo poulette? Il faut que je te parle d’un truc! » On pourrait donc dire que ça a commencé comme ça.  Mélanie et Chloé en profitèrent pour décider Fanny, une snowboardeuse chablaisienne rencontrée à Chamonix, et Marion, une grimpeuse et skieuse hors pair, aspirant guide.

La suite, en mars 2010, ç’a été une première réunion au QG (un camping-car sur le parking du Montenvers) pour évoquer l’aspect technique et pécunier de l’affaire. Un dossier pour Millet, plein d’autres pour chercher la maille, une session à Ablon, des listes et des commandes, la dream team savoyarde s’active.Et une fois les plans échaffaudés, la lointaine île de Baffin devint leur prochaine destination.

Dernière ligne droite….

Premier vrai prémice de l’aventure, un entraînement au mois de Janvier dernier dans le Queyras pour un test au froid avec pulka (petit traîneau) , gps et kite, les -25° mettent les filles dans l’ambiance!

Mais entre les rires et la soupe, les filles ne tardent pas à se réchauffer ! Une mémorable descente en dévers avec les pulkas, quelques rafales de blizzard et deux ou trois journées de brouillard plus tard, les filles sont désormais sûres d’une chose : tout ceci laisse présager des moments marrants à Baffin!

 Janvier, février, mars. Trois petits mois décidés à régler les derniers détails, faire les dernières vérifications. Plus que quelques semaines avant l’ autonomie complète, pour laquelle tout doit être prévu, contrôlé. Le parcours tout d’abord.

 Gibbs Fjord est le point de départ du raid, le début de l’autonomie totale. Loin des terres habitées, loin des secours, seules. Après quatre jours de ski et d’ouverture de nouveaux couloirs, elles prévoient d’atteindre l’embouchure de Stewart Valley. Au bout de cette vallée, un col leur permettra de rejoindre la Walker Arm, où elles établiront leur deuxième camp de base, au pied des « big walls », qui recèlent des couloirs magiques. Ensuite, après ces quelques jours de ski, l’équipe traversera la banquise jusqu’au Sam Fjord et empruntera le Revoir Pass à partir de la Swiss Bay pour rejoindre Eglinton Fjord. Les filles prévoient alors de skier les couloirs aux alentours de ce CB3 : Model T, Polar star, The inquisition, Northwest Passage et Polar sun spire. Enfin, sur le retour, elles pensent réaliser un raid de 60 km d’environ quatre jours, près du lac d’Ayr pour atteindre Clyde River, l’arrivée de leur périple en autonomie.

Un parcours réfléchi, paufiné, évalué. Un matériel vérifié, complété, pesé, condensé. Plus que quelques jours enfin, avant le départ… Les filles seront bientôt parties, avec leurs petites jambes et leur courage pour aller chercher de beaux couloirs et poser leurs spatules au bout du monde.

Le grand départ

Les zip des sacs se ferment tant bien que mal, la poste fait son maximum pour amener les derniers colis de matos aux filles, le vieux campeur fait le chiffre de l’année, la 205 brave les intempéries pour coordonner tout ça… Le départ est proche…  Après les derniers bisous, au revoirs etc, les filles embarquent pour un long vol jusqu’à Montréal puis Ottawa. Là bas, ce sera le dernier contact avec la civilisation, la dernière douche, le dernier lit douillet… Puis… Le Grand Nord !

Nous tenterons de vous donner régulièrement des nouvelles des filles, d’ici là, on leur souhaite de profiter à fond de leur aventures, et de trouver du bon ski à faire ! Leur blog avec leur position GPS : http://panikabaffin.unblog.fr/

Les filles

Mélanie, skieuse de Maurienne, gardienne de refuge, s’active avec son association TTF et organise de nombreux évènements autour de la glisse.

Chloé, initiatrice du projet, montagnarde « multisportive » de La Plagne, est aussi gardienne de refuge. C’est l’intendante et la boute en train du groupe !

 

 

Marion est la première femme a être entrée au GMHM (Groupe Militaire de Haute Montagne) et s’entraîne pour devenir guide de haute montagne. Aspi, elle a une solide expérience des courses et des expéditions.

Fanny, la snowboardeuse du groupe, traîne sa planche dans les couloirs du massif du Mont Blanc quand elle n’est pas en vadrouille avec son carnet de croquis, qu’elle ne quitte jamais.

 

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