[SNOW-SKI] Freeride dans les Pyrénées, de Peyragudes à l’Andorre…

Cette année, les Pyrénées croulent sous la neige. C’est le moment où jamais de se faire des grosses sessions freeride. C’est ainsi que Sarah Martinais, la skieuse de Chamrousse, a déboulé chez Marion Gouwy, la snowboardeuse pyrénéenne, pour découvrir les environs et faire un contest du Freeride Word Qualifier en Andorre. Elles nous racontent à deux voix leur folle semaine…

PEYRAGUDES & PIAU

PiauSARAH : Au premier abord, les Pyrénées, c’est beau ! Surtout avec les quelques mètres de neige qui sont tombés. L’accent sudiste, le soleil, et les températures sympathiques, renforcent cette impression.  Je déchante vite, à peine arrivée en station. A Peyragudes, la neige est dure et ravinée, il y a des coulées printanières, et des avalanches… Aïe. La belle poudreuse tant espérée n’est pas au rendez-vous. M’aurait-on menti ? Nous sommes tous un peu déçus, mais malgré tout nous parvenons à trouver une jolie ligne de freeride chacune. Mais cela ne suffit pas pour monter un petit podcast vidéo. Nous décollons donc pour Piau Engaly, une station un peu plus réputée pour ses hors-pistes. Matthieu Viveau et Boris Cadeilhan, nos guides sur place, nous mènent sur les bons spots du pic de Piau.

PIC DU MIDI 

pic du midiMARION : Malgré l’absence de poudreuse, je veux amener Sarah en haut d’une montagne incontournable des Pyrénées. Le lendemain nous embarquons vers au Pic du Midi ! Je compte sur nos Matt et Boris encore une fois, car moi même je n’y suis jamais montée… Honte à moi !

SARAH : Ça a été un moment magique malgré une neige assez dure. L’atmosphère et la vue depuis le sommet sont à couper le souffle. L’ambiance de haute montagne nous intimide beaucoup avec Marion, et nous nous faisons toutes petites… Le couloir des poubelles ? peut-être un jour, mais pas aujourd’hui, il nous fait peur !

Sarah Pic MidiANDORRE

SARAH : Marion s’est inscrite pour la première fois à une compétition ouverte de freeride qui la mènera, si elle réussit, à un Freeride World Qualifier 4 étoiles. C’est donc à mon tour de la prendre sous mon aile et de la « coacher » pour cette première compétition. Ça se déroule en Andorre, à Arcalis.

Portrait OpenMARION : Le matin, quand nous traversons Ordino en direction du riders meeting, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. J’espère seulement que l’expérience va valoir le coût de l’inscription et l’heure matinale à laquelle les organisateurs nous font lever ! La journée se déroule sous un grand soleil. Je découvre la difficulté de choisir sa ligne et l’observation attentive de la montagne. Même si je me trompe de couloir en voulant rider vite, je réussis à me qualifier pour le lendemain. 

Je ne sais pas si je dois être heureuse de courir la course du samedi vu la météo qui nous attend. En effet les 80km/h de vent et les -20° rendent l’expérience beaucoup moins excitante. De plus est-ce très exemplaire de maintenir une compétition de freeride dans des conditions pareilles ? Arrivée au départ il me tarde de descendre le plus vite possible. Dès le signal du juge, je fonce donc dans le premier mur de neige cartonnée alors que je ne sens plus mes pieds. Je pose les fesses au 2ème saut car je n’ai plus de visibilité. Au moins j’ai suivi à la lettre la ligne que j’avais choisie ; il y a du progrès !

Sarah quand à elle fait un beau run fluide mais ne monte pas sur le podium…

SUR LE CHEMIN DU RETOUR

SARAH : Ce que je retiens de cette expérience, c’est que les Pyrénées sont de splendides montagnes et donc un terrain de jeu à gros potentiel, mais attention au soleil qui peut vite tout gâcher ! Il faut être prêt le jour J !« Le ski dans les Pyrénées, c’est comme le surf en Méditerranée ! » en fin de compte ! D’ailleurs, quand je suis rentrée (après avoir longuement hésité à rester) après la compétition d’Andorre dans les Alpes, ils prenaient une grosse chute de neige. « Moi, chat noir ??? non !!! »

MARION : Après ma première compet de freeride, je me dis que compétition et Freeride sont tout de même contradictoires… Fixer des dates précises 1 an en avance pour rider de la poudreuse, et juger une descente libre meilleure qu’une autre, sont 2 choses extrêmement difficiles. Ceci dit, la lecture des faces de montagne, et le choix d’une ligne rendent l’expérience très enrichissante…

Ah, au fait, Sarah, il y avait 80cm de pow ultra légère à Peyragudes 2 jours après ton départ ! (mais, promis… j’aurais vraiment voulu t’en faire profiter)

trop tard Sarah!

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