[SNOW] Anne Flore Marxer en Patagonie dans Rise : un trip au bout du monde

Primé lors du Festival du Film de Freeride de Cauterets, Rise est le film de ski/snowboard qui crée le buzz en ce début d’hiver. La part de fin est celle d’Anne flore Marxer qui est partie rider en Patagonie deux fois cette année. Anne Flore est revenue changée du bout du monde, fascinée par ces paysages et ces immensités. Elle partage avec vous cette expérience unique : 

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 » La Patagonie….Des montagnes à perte de vue, des lacs qui se chevauchent, se croisent et s’entremêlent. La nature dans son état sauvage ! Le vin, la viande, le maté, le dulce de leche, le tango mélancolique. J’y ai fait du vélo, du kayak, de la rando à cheval, en splitboard, puis à pied… La Patagonie c’est aussi et surtout le snowboard et l’appel de l’aventure!! Oui la Patagonie c’est mon coup de coeur voyage en snowboard. J’avais besoin de fraicheur, de découverte, de retrouver cette passion brûlante pour des horizons encore inexplorés.. Le tout s’est présenté à moi par le biais du film RISE, un voyage où tout était à découvrir, l’Argentine, le splitboard, l’effort, une autre approche:  LA MONTAGNE..

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J’avais fait découper mon snowboard APO MTD 156 en deux, dans sa longueur, avec un système qui permet reclipser le tout ensemble pour redescendre en snowboard. Cet engin si difficile à décrire avec des mots étant communément appelé : un splitboard.. Objet indispensable pour suivre les traces de Thibaud Duchosal et Lucas Swieykowski à la montée puisqu’ils sont à SKI !!! ;) Pour Rise ils avaient déjà voyagé dans les Alpes, en Russie et au Japon et avaient proposé de m’embarquer avec eux jusqu’en Amérique du Sud : une fille et en snowboard en plus! J’ai sauté sur l’occasion. Il n’est pas toujours évident de trouver d’autres snowboarders n’ayant pas peur de la montée, de dormir en montagne, mais surtout de marcher des heures et s’enfoncer dans les méandres de terres inconnues ;) !

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Dès mon arrivée, j’ai eu le coup de foudre, lorsque j’ai découvert ces paysages incroyables ! C’était un rêve de petite fille : à cheval, en tenue de snowboard, avec mon splitboard dans le dos … Pas une remontée mécanique à l’horizon, pas une route, mais un sourire jusqu’aux oreilles, de l’aube jusqu’aux étoiles psychédéliques qui s’offraient à nous la nuit.

Les journées étaient rythmées! La marche, la manip de séparation de mon snowboard, mettre les peaux, les condors au dessus de nos têtes, la sueur, la marche, l’effort dans le froid, le vent, la tempête, et toujours mon sourire à grandes dents ;) Atteindre les crètes, hors d’haleine, STOP. Relever la tête, jeter un coup d’oeil sur le panorama, un moment de repos et de calme, respirer. S’emmitoufler avant de se retrouver congelé sur place! Ma gourde Blue Tomato, un mars et ça repart.. Enlever les peaux de phoque les doigts engourdis par le froid, raccrocher mes deux skis mous en mode snowboard, les fixations de biais. STOP.  Contact radio avec Laurent Jamet perché sur un peak un peu moins loin avec ses cameras.. Ma check liste: mon bonnet Swatch, mon masque, mon tour de coup BUFF, mes gants LEVEL, mon autoportrait du haut de ma montagne pour maman et Sosh. STOP. Le suspense prend place, la concentration reprend le dessus.. puis dropping in 5..

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Enfin LE moment de magie, l’instant ou tout s’arrête, le bruit, le temps.. c’est ce que je préfère dans ce que je fais, le moment où je me suis déjà lancée, où je découvre la pente sous mes yeux au fur et à mesure qu’elle glisse sous ma planche.. une descente si savoureuse et méritée. La vitesse, l’excitation jusqu’à la fin du run, la poitrine trépidante. STOP. S’arrêter, se retourner, regarder sa trace, souffler, un sentiment de fierté et de satisfaction. Le sourire..

Il ne s’agit plus seulement d’un run, c’est toute la phase d’approche qui en fait une expérience unique. Il y a quelque chose de magique à gravir une montagne à pied.. Le splitboard m’offre désormais un terrain de jeu bien plus vaste, jusqu’aux pentes plus reculées, ou difficiles d’accès, mais c’est plus que ça! Une sorte de méditation par l’effort. Plus de temps aussi pour apprécier le paysage, la satisfaction d’arriver au sommet d’un peak, le grand air, le silence. Le monde vu d’en haut, la tête dans les nuages ça permet de relativiser, une très belle contre partie de l’adrénaline que l’on ressent pour la descente à pique, l’excitation, la course à l’image, le risque de la montagne, rester prêt et en éveil à tout instant, la vitesse.

2013_09_Patagonia-0565La Patagonie c’est aussi les caprices météorologiques, le vent, les températures qui changent très vite, le manteau neigeux instable, les nuages qui n’en font qu’à leur tête qui nous bloquent ou nous délivrent. Et là, une éclaircie entre deux couches de nuages et pile la bonne température, moins de vent.. et le rêve qui se réalise.. la POUDREUSE!! Juste de quoi se souvenir que c’est ça la cerise sur le gâteau, la raison qui nous pousse à voyager si loin! Les gros slash de poudreuse à traverser, la légèreté, le jeu, le KIFF !!

Tous ces souvenirs qui font surface à la vision de nos images dans le film RISE, si beau.. Cette invitation au voyage que je suis ravie de partager avec vous. Mon amourette d’été pour l’hiver et les montagnes, ces paysages merveilleux que je vous invite tous à découvrir dans RISE.

Mes félicitations à Laurent Jamet, parce que je trouve son film très beau et je suis ravie d’y figurer et un grand merci à Thibaud Duchosal pour tout les efforts qu’il fourni au travers de ses projets. Merci à Baguales Patagonia pour leur hospitalité et de nous avoir prêté leurs montagnes le temps d’un voyage, merci à mes sponsors qui me permettent de vivre de ma passion : Swatch, SOSH, Blue Tomato, APO snowboards, BUFF, Level Gloves, Crans-Montana, Skiioo.com

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