Splitboard & cascade de glace : un week end d’été à Chamonix !

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Le 1er week end de Juillet, j’ai rangé mes maillots, mes tongs et mon vélo pour ressortir ma splitboard et mes peaux pour partir à Chamonix.

Invitée à l’Arc’teryx Alpine Academy, j’ai choisi de suivre deux ateliers : le samedi, je n’ai pas pu résister à la tentation de faire une journée de splitboard, et le dimanche, j’ai enfin pu tester la cascade de glace, une discipline qui m’intrigue depuis de nombreuses années. 

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J’arrive sous la pluie le vendredi soir. Mais en me réveillant le samedi matin, la neige tombée assez bas me fait sauter du lit : je suis trop contente d’avoir l’occasion de rechausser ma board…

– SPLITBOARD –

Arrivée au point de rendez vous, je rencontre des snowboarders de toutes les nationalités, tous aussi heureux que moi d’aller tâter un peu de neige fraîche en juillet. Plusieurs guides sont là pour nous accompagner et proposer des ateliers variés sur du secours crevasse, de la sécurité haute montagne etc… Je pars avec une rideuse canadienne, un de ses amis franco-suisse, et notre guide Maël.

Arc’teryx m’a donné la possibilité de tester du matos ultra light, dont une veste d’alpinisme, la nouvelle Alpha, et le sac à dos Cierzo 18L. J’ai été vraiment bluffée par leur légèreté : à peine 300g pour la veste, 380g pour le sac, c’est à dire rien du tout. Jamais je n’ai eu un sac à dos aussi léger, et avec un peu d’organisation, j’ai réussi le tour de force de faire rentrer tout mon barda pour la journée dedans (même les bâtons téléscopiques ! -seul le piolet était attaché dessus). 

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Direction les Grands Montets, où, dès la sortie de la benne, nous sommes accueillis par des sommets bien plâtrés et une brume qui se déchire peu à peu. On met les peaux et on grimpe en direction de la Petite Verte, encordés, car des crevasses se dessinent ici et là. 

La brume joue avec les sommets environnants, nous laissant par moments admirer le paysage, puis remontant tout à coup pour nous gratifier d’une belle purée de pois. Cela a beau faire près de 30 ans que je profite de la montagne, je ne m’en lasse jamais, et mon bonheur de me retrouver sur la neige est toujours intact.

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Une fois arrivés en haut, on vire les peaux, toujours encordés, et je suis à nouveau une petite fille qui attend son cadeau : la descente et sa promesse de belles courbes dans la neige fraîche. Même si le brouillard nous enveloppe à nouveau, la neige n’a pas encore trop chauffé et on se fait vraiment plaisir, un moment de bonheur absolu.

On passe le petit col et la rimaye, et on enchaîne un peu plus bas, et même si la visibilité devient vraiment réduite, on s’amuse comme des petits fous.

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On s’arrête sous un rocher pour que Maël puisse mettre en place ses ateliers. Au menu : corps mort et mouflage.

Le corps mort consiste à creuser un trou profond dans la neige, y installer un sac à dos, un piolet ou n’importe quel objet, entouré d’une sangle, qui fera office de point d’ancrage pour poser un rappel. Le genre de truc que tu peux être amené à faire quand tu t’es trompée de ligne, ou que tu es en haut d’un rappel non équipé, ou bien évidemment pour sortir quelqu’un d’une crevasse. Bref, c’est le genre de technique qui peut te sortir de certains mauvais pas.

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Ma confiance en ce type d’ancrage étant très limitée, j’étais impatiente d’avoir les conseils de Maël en la matière. Pour me prouver que la technique est sûre, il me propose d’essayer avec un caillou ramassé sur le rocher derrière nous. Un caillou pas très gros, 40 cm de long, 20 cm de large.

Maël creuse un trou dans la neige, y place le caillou entouré d’une sangle, fait une petite tranchée pour laisser passer la sangle, rebouche le trou et tasse bien. Il attache une corde à la sangle et on se met à 3 dessus. On saute, on tire… rien ne bouge ! Je teste moi aussi avec ce caillou, mes camarades avec un piolet.

Cela nécessite un peu de méthode, et je m’y reprend à deux fois avant de parvenir à faire un ancrage qui tient parfaitement. Je saute, je tire, et mon caillou ne bouge pas : je suis trop contente, et rassurée, ça marche ! 

Une fois cet ancrage posé, nous imaginons que ce soit dans le cas d’un sauvetage en crevasse. Maël nous montre alors les différentes techniques de mouflage, pour démultiplier les forces et ainsi réussir à tracter un compagnon tombé dans la crevasse. L’occasion de tester et d’ainsi mieux enregistrer tout ces conseils précieux… 

Après un rapide grignotage, Maël nous propose de continuer à rider jusqu’à ce que la neige laisse place aux cailloux, puis de marcher jusqu’à Lognan, l’intermédiaire des Grands Montets. Aucune hésitation, plutôt que de remonter en peaux ce que l’on vient de descendre, on préfère se laisser la possibilité de quelques virages supplémentaires.

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On traverse et bataille un peu dans le brouillard avant d’arriver au dessus d’un magnifique champ de neige. Les nuages se déchirent pile au moment où l’on s’élance, et l’on profite pleinement de ces courbes dans cette neige légèrement transformée, mais toujours agréable.

Slalomant entre les rochers en fin de run, on ne tarde pas à déchausser, alors que le ciel se rebâche.

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Fin de la parenthèse enchantée. Désormais, c’est rando dans les cailloux, parfois bien glissants, puis dans l’herbe et sur chemin 4×4. Après une grosse demi heure de marche, on rejoint l’été… En montant dans le téléphérique de Lognan, la douceur de l’air et la verdure alentour nous donnent presque l’impression d’avoir rêvé de ces runs de poudreuse. 

 – ESCALADE SUR GLACE –

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Dimanche, je rejoins Manon, la photograhe qui va m’accompagner pour mon initiation à la cascade de glace. Vous découvrirez mon expérience dans Les Sportives Magazine en janvier prochain, donc je ne vais pas tout vous dévoiler, sinon ce n’est pas drôle. 

Je peux tout de même vous dire que j’étais assez sceptique sur le fait de faire de l’escalade sur glace en plein mois de juillet. Mais finalement, si grimper dans une bédière (ce torrent qui parcourt le glacier, et y creuse de profonds sillons) n’est pas aussi enchanteur que sur une véritable cascade, les sensations sont tout mêmes géniales !

Notre petit groupe 100% féminin était encadré par Lise Billon, alpiniste de haut niveau et aspirant guide, et Valérie Aumage, guide d’expérience. Elles nous ont emmenées au fond de la Mer de Glace, pour rejoindre la fameuse bédière, réaliser des Abalakovs et nous expliquer le maniement des piolets et des crampons.

Lise me descend en rappel au fond de la bédière et ensuite c’est simple : il ne me reste plus qu’à remonter ! Malgré mes bras en bouteille et mes orteils endoloris à la fin de la journée, j’ai adoré cette expérience et je n’ai qu’une envie : recommencer en hiver, sur une vraie cascade !

Pour découvrir toute l’histoire, rendez vous en janvier dans le numéro Sports d’Hiver des Sportives Magazine.

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Un grand merci à Arc’teryx pour ce fantastique week end en montagne, à Lise, Valérie et Maël, best guides ever ! Si vous avez envie de vous perfectionner en alpinisme, en escalade, ou de découvrir d’autres disciplines, l’Alpine Academy est une occasion en or. Mais si vous envisagez de vous inscrire l’année prochaine, guettez bien l’ouverture des places car elles s’arrachent en quelques heures seulement (voire quelques minutes selon les activités) !

Photos de la Cascade de glace (c) MC PIX PHOTOGRAPHY

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